jeudi 30 mai 2013

Le gouvernement est prêt à payer pour créer des emplois précaires afin de baisser le chômage

Le président de la République a répété son objectif, mercredi à Rodez : baisser le nombre de demandeurs d’emploi d’ici la fin de l’année, et même tout au long de 2014. Il reste le seul à y croire. L’Unédic, l’organisme qui indemnise les chômeurs, anticipe au contraire une hausse de l’ordre de 128.700 personnes en catégorie A l’an prochain. L’OCDE et la Commission européenne vont dans le même sens.

Mais François Hollande est prêt à tout pour obtenir son objectif. Il compte déjà sur les emplois d’avenir réservés aux moins diplômés (25.000 aujourd’hui, selon l’Elysée) et il promet que l’objectif de 100.000 sera atteint en fin d’année. Le chef de l’Etat mise aussi sur les autres emplois subventionnés, soit 440.000 recrutements.

A l'heure où la rigueur serait de mise, le gouvernement va au contraire augmenter encore plus le déficit. 

Je rappelle que la Commission européenne a formulé mercredi ses recommandations annuelles. Elle s'est adressée aux vingt-sept pays membres de l'Union. Le mot d'ordre : passer de l'austérité provisoire à des réformes structurelles.

Hélas, le gouvernement a refusé tout bonnement d'écouter les conseils de la Commission européenne.
La Commission avait déjà annoncé qu'elle accorderait deux ans supplémentaires à la France pour revenir dans les clous des 3%, mais avait jusqu'ici simplement souligné que le déficit devrait être ramené «nettement» en-dessous de ce seuil en 2015.

Je pense que si le gouvernement continue sa politique inflationniste et refuse la politique de rigueur, la seule échappatoire sera de diminuer les allocations retraites et les allocations chômages, puis de retarder de 5 ans les départs en retraite même si cela ne fait qu'augmenter le chômage des jeunes.
Nous ne sommes plus loin d'une faillite de l’État et il est sûrement temps de s'y préparer. Certains de mes amis ont ouvert des comptes bancaires en Suisse et ont commencé à y déplacer leurs économies.

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