jeudi 9 mai 2013

Vers une famine planétaire ?

Ingrédient essentiel des engrais depuis les années 50, le phosphate, forme minérale du phosphore, a permis l'envolée des rendements agricoles. Mais aujourd'hui, le monde s'achemine vers un pic de consommation. Si le phosphate venait à manquer, les prix alimentaires exploseraient et, avec eux, le nombre d'affamés. D'ores et déjà, l'inégale répartition de cette ressource entraîne des tensions géopolitiques et sociales. Bien qu'il ne puisse être remplacé par aucun produit de synthèse, le phosphate est gaspillé. Peu coûteux, ses dérivés sont employés comme additifs alimentaires ou dans des produits d'hygiène. Faut-il interdire ces pratiques ?

La moitié de la population mondiale meurt de faim alors que l'autre moitié souffre d'obésité.

Depuis la révolution verte, on déverse sur nos champs des engrais à base de phosphate non raffiné comprenant de l'uranium et du cadmium contaminant ainsi nos terres de moins en moins fertiles. Le phosphate déversé dans les champs terminent ensuite sa course dans nos mers provenant le développement des algues vertes. 

Les réserves de phosphate de la Tunisie, du Maroc, de l'Afrique du Sud, de la Chine, de la Floride ou d'Israël s'épuisent inexorablement et sans phosphate il n'y aura plus d'industrie agro-alimentaire.

Pourtant des solutions existent comme l'extraction de phosphore à partir de l'urine ou l'utilisation de biofilm à partir des algues. On peut aussi produire de l'électricité à partir de l'urine.

Il serait temps d'aider les chercheurs à trouver des alternatives à nos engrais industriels !

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