jeudi 16 mai 2013

Vivre en ville ou à la campagne

Le choix n'est pas anodin. Beaucoup de survivalistes ont fait le choix de vivre loin des villes afin de ne plus être dépendant de systèmes qui risquent de tomber en panne faute d'entretien ou de main d’œuvre pour les faire fonctionner : eau, électricité, chauffage, alimentation, tout à l'égout. C'est tout le confort moderne distribué au sein des villes qui risque de ne plus fonctionner si le chaos venait à s'installer. C'est également la peur des autres rendus fous par la douleur, la faim, le chagrin qui les poussent à fuir les villes. On sait qu'il faut bien peu de choses pour mettre une foule en colère : une défaite lors d'un match de foot, une augmentation des taxes, une diminution des salaires, alors que dire d'une catastrophe qui nous empêcherait de manger, nous et nos enfants, à notre faim.
Dans les campagnes, vous pouvez toujours disposer de bois pour vous chauffer, de vergers ou de potagers pour vous nourrir, de sources d'eau pour boire. Or, rien de tout cela ne sera disponible en ville et beaucoup fuiront les cités pour se réfugier à la campagne. Ceux qui seront restés loin des villes seront obligés d'accueillir ces nouveaux arrivants, de gré ou de force.
Pour survivre en ville, il faudra s'armer et se regrouper. Seule une personne n'aura aucune chance de survivre au chaos à moins de se cacher et de voler la nourriture mais sa vie sera misérable. Les petites armées de civils pourront imposer leur loi car aucun gouvernement, ni aucune force de police ne sera plus là pour imposer les lois de la République. Seule la loi du plus fort sera en vigueur.
Il faudra donc trouver des armes et des munitions et le cas échéant en fabriquer. Ceux qui ne savent pas encore tirer et tuer devront apprendre. Lors d'une catastrophe mondiale, c'est plus de la moitié de la population qui risque de disparaître en moins d'un mois. Il faudra utiliser les ressources disponibles et faire fonctionner ce qui peut encore fonctionner. Eau et nourriture devront être prélevées là où c'est encore possible. Chiens, chats et pigeons devront être sacrifiés. Les cultivateurs et éleveurs devront être mis à contribution pour nourrir ceux qui seront restés en ville en échange de notre protection militaire. 
Comme les seigneurs féodaux d'autrefois, les citadins auront le pouvoir (grâce aux armes et au nombre) et les villageois le devoir de les nourrir. Au Moyen Âge, les paysans formaient 90% de la population. Aujourd'hui, ils ne représentent même pas 1% de la population (604.000 / 65,44 millions, soit 0,0092298288 %). Ce miracle est dû à la révolution verte mais les conséquences de cette révolution sont catastrophiques pour l'écologie : pollution des mers et des nappes phréatiques due aux engrais (à base de phosphates) et aux pesticides, appauvrissement et empoisonnement de la terre (uranium et cadmium) et diminution des ressources naturelles. Il faudra réapprendre les techniques agricoles de nos ancêtres afin de pouvoir nourrir la population restante sinon ce sera la famine. 
L'ère post-apocalyptique sera une ère plein de défis à relever. Il y aura du sang et des larmes mais aussi de l'espoir, l'espoir de créer un monde meilleur, un monde plus en harmonie avec la Terre notre mère à tous.

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