dimanche 2 juin 2013

Le paradoxe de la paix et de la guerre

En temps de paix il est rare qu'on doive survivre car on peut compter sur les aides sociales ou les aides familiales, bref toutes sortes d'aides qu'elles soient d'ordre associatif ou gouvernemental.

De même en temps de paix il est rare qu'un militaire soit amené à tuer et quand il le fait, par exemple lors d'une garde, il est censé donner 3 sommations avant de tirer sur l'individu : "Halte", "Halte ou je fais feu"  et "Dernière sommation : halte ou je fais feu". Évidemment la plupart du temps il est seul et personne ne pourra contester le bien-fondé de l'usage de son arme. S'il a tiré sur un cueilleur de champignons ou un ramasseur d'escargots qui s'était aventuré dans une zone militaire, le militaire sera puni de quelques jours de trou, puis décoré pour avoir défendu son régiment.

Le paradoxe, c'est que nous ne pouvons pas et ne devons pas avoir la même attitude en temps de paix qu'en temps de guerre. Mais comment un être humain (qui n'est pas un robot ou un programme) peut-il passer facilement d'un état à un autre ?

De retour du Vietnam, les vétérans ont eu beaucoup de difficulté à retourner à la vie civile. Vous savez ce qu'on dit : "Quand un animal a goûté au sang, il recommencera toujours.". Quelqu'un qui a été entrainé à tuer aura du mal à se contenir. Idem pour un alcoolique qui a décidé de ne plus boire ou un drogué qui a décidé de ne plus toucher à la drogue.

Inversement; un militaire qui n'a jamais tué et qui n'a jamais connu la guerre hésitera à tuer et cette hésitation lui sera sans doute fatale. On comprend donc pourquoi les jeunes militaires qui se promènent dans nos rues de Paris (ou de la Défense) sont parfaitement vulnérable à une attaque rapide et inattendu comme celle d'Alexandre le jeune français reconverti à l'Islam.

Nous sommes en temps de paix et nous devons respecter les règles de la République. Certains islamistes prêchent la guerre contre l'Occident et la Démocratie et ces soldats de Dieu ne respecteront aucune règle.

Alors qu’elle doit être notre attitude, et comment changer rapidement d'attitude devant une situation qui peut basculer à tout moment de la paix à la guerre ?

Qui nous dira ce que nous devons faire, et serons-nous capables de réagir rapidement face à une menace directe au lieu de nous laisser égorger sans rien faire ?

Ceci est le paradoxe de la paix et la guerre car ce sont exactement les mêmes hommes qui sont parfois projetés brutalement d'un état de paix à un état de guerre et s'ils sont incapables de réagir rapidement ils sont condamnés à mourir.

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