dimanche 9 juin 2013

Rues Barbares de Piero San Giogio et Vol West


Ce livre est disponible sur Amazon et si la couverture est alléchante je dois avouer que j'ai été déçu par le contenu. En même temps, même si je reconnais les talents d'orateur et d'écrivain de Piero San Giogio, je n'adhère pas aux solutions qu'il propose. Si vous avez lu "Survivre à l'effondrement économique" de Piero San Giorgio vous savez déjà à quoi vous en tenir et "Rues barbares" n'intéressera que ceux qui veulent aller plus loin dans la construction de leur BAD.

Attention à ne pas prendre à la lettre tout ce qui est écrit dans ce livre. Mon médecin m'a confirmé que placer une bouteille d'eau impropre à la consommation en plein soleil pendant des heures ne la rendra pas potable pour autant. Je ne vous conseille pas non plus de stocker dans votre appartement des bombonnes de gaz, de l'essence ou de l'alcool à moins que vous ne souhaitez voir un jour la destruction de votre immeuble.

Je ne vous conseille pas non plus de laisser tomber la ville pour la campagne à moins d'être assez riche pour ne plus avoir besoin de travailler. Avec l'augmentation du prix de l'essence, les gens qui habitent trop loin des grandes villes n'auront plus les moyens de se rendre au travail ou au supermarché le plus proche. Déjà ceux qui ont choisi de s'éloigner des grandes villes pour payer leur logement moins cher regrettent le choix qu'ils ont fait.

Que dire des longues listes de nourriture, de médicaments, d'armes et de munitions. Tout ça ne me semble pas réaliste.

Quant aux nombreuses abréviations inventées par Vol West comme SOP (je ne me rappelle plus ce que c'est censé vouloir dire), ça me semble vouloir donner l'illusion d'une analogie militaire de la part de quelqu'un qui n'a jamais été militaire. Bref, c'est inapproprié et rend le discours obscurs.

Heureusement, à la fin du livre on découvre de nombreuses réflexions qui me semblent tout à fait justifiées et qui rend le livre moins creux. 

Mon père a survécu à la deuxième guerre mondiale, d'abord à Bruxelles, puis à Paris et ensuite dans une petite ville des Landes et il n'a pas eu besoin de tout ce que j'ai lu dans le livre "Rues Barbares".

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