samedi 15 juin 2013

S'adapter pour survivre

J'ai hésité entre "S'intégrer pour survivre" et "S'adapter pour survivre".

Ce que je veux dire par là, c'est :
- si sous êtes entouré de pauvres, vous devez devenir pauvre,
- si vous êtes entouré de riches, vous devez devenir riche,
- si vous êtes entouré de menteurs, vous devez devenir menteur,
- si vous êtes entouré de noirs, vous devez devenir noir, etc.

J'ai quitté ma région parce que j'étais au chômage et je suis monté à Paris avec une promesse d'emploi mais je n'avais pas d'argent aussi je dormais le soir dans des hôtels Formule 1 loin de Paris comme celui situé près d'Achères-Ville sur la ligne RER A. Un week-end je m'ennuyais dans ma chambre d'hôtel alors je suis parti à pied trouver la discothèque la plus proche. Les vigiles m'ont regardé d'un drôle d’œil me demandant si je voulais vraiment entrer. Comme j'étais venu pour passer une soirée en boite de nuit, j'ai répondu oui et ils m'ont laissé entrer. J'étais le seul blanc dans la discothèque aussi tous les regards étaient tournés vers moi. Je suis quand même allé danser et je suis resté toute la soirée. Évidemment j'aurais préféré être noir ce soir là mais on ne peut pas toujours choisir le moment pour s'intégrer (ou s'adapter) aux circonstances.

Aux Philippines, j'étais la plupart du temps le seul blanc et j’essayai de me faire passer pour un philippin mais à cause de la couleur de ma peau on me prenait toujours pour un américain. 
Comme mes compagnons philippins, j'ai mangé des oreilles de cochon en pleine nuit dans une discothèque et j'ai dormi dans un kobo (shed en anglais) sans plancher à la lisère de la jungle avec réveil en pleine nuit par les crabes qui voulaient attraper nos pieds. J'aurai des histoires à raconter comme la fois où on a été poursuivi par un philippin ivre armé d'une grande machette (un badang en tagalog) et qui voulait nous découper en morceaux. 
Mais à chaque fois que je suis allé aux Philippines, j'ai essayé de m'adapter aux circonstances en essayant de râler le moins possible même si je n'étais pas toujours d'accord avec la mentalité des personnes qui m’accompagnaient.

Bref, pour survivre, il faut savoir d'adapter aux circonstances et se fondre dans le décor.

Je vous encourage à lire mes livres, ils pourront peut être vous aider : www.cumps.info

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