lundi 22 juillet 2013

L'exemple irlandais

La population paie la décennie du boom immobilier, de l'argent facile, où les familles s'endettaient sur 25  ans, sans aucune garantie, sous l'œil bienveillant des banques. Les exemples de ces familles surendettées tournent en boucle dans les médias. «On avait deux maisons, deux voitures, on voyageait trois fois par an, on s'achetait ce qu'on voulait. Aujourd'hui, je compte chaque dépense. Source Le Figaro.

J'écoutais ce matin des femmes qui parlaient entres elles des commerces qui fermaient les uns après les autres. Et je me demandais "mais pour qu'elles raisons tous ces commerces sont-ils en train de fermer ?".

Comme c'est les vacances, loin des lieux touristiques tout tourne au ralenti, mais rien de plus normal. Et même si on constate que le chômage augmente et qu'il y a plus de cessation d'activité que de création d'emploi, nous n'en sommes pas encore au stade de l'Irlande.

Justement, il est bon d'entrevoir le futur de la France en regardant du côté de nos voisins irlandais ou grecs parce que même si nous n'en sommes pas encore au stade de nos voisins chypriotes ou espagnols nous en approchons chaque mois un peu plus.

L'activité va tourner de plus en plus lentement, les gens ne pourront plus dépenser car l'argent ne rentrera plus aussi facilement qu'avant et qu'il ne sera plus question de s'endetter. Bars, restaurants, hôtels tourneront de plus en plus au ralenti. J'ai appris qu'à Paris, du personnel avait déjà été licencié du fait que les hôtels n'arrivent plus à faire le plein.

Avec la pression fiscale qui n'a cessé d'augmenter depuis 6 mois, il n'est plus question de dépenser autant et de la vie confortable que la plupart des français mènent encore aujourd'hui, on va passer à une vie que je qualifierai de survie. Exit les vacances à la neige de l'hiver prochain - les stations d'hiver auront du mal à faire le plein -, exit les vacances dans les îles l'année prochaine, nous sommes en récession depuis 2013 et cela va aller en s'accélérant.

Ce qui est bien quand on y réfléchi, c'est que les expériences de nos voisins vont nous être profitables. D'une part pour anticiper la crise et nous y préparer. D'autre part, pour l'affronter au mieux lorsque le moment sera venu (à moins qu'on arrive à y échapper).

La France est habituée au renflouement des entreprises en pure perte. Je me souviens de l'entreprise Bull qui était un gouffre sans fond pour les contribuables français. Je me souviens aussi du Crédit Lyonnais qu'il a fallu sauver de la faillite. Puis de Dexia qui n'en finit pas de demander à l'aide. 

Mais à un moment donné, il est parfois bon de savoir lâcher prise. Lâcher ces banques et ces spéculateurs qui nous ont grugés. Lâcher cet euro et cette illusion Européenne qui nous a coûté trop cher. 
Redevenir la nation française avec notre franc et nos valeurs que nous étions fier de porter. Retrouver un franc fort en ignorant tout simplement la dette dont les bénéficiaires ne sont en fait que des investisseurs riches et étrangers qui spéculent en profitant du déclin de notre pays.

François Hollande a été le premier président français à se faire huer lors d'un défilé militaire. Je ne crois pas qu'il mérite de rester au pouvoir. Je pense que l'avenir me donnera raison.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire